RAPPORT DE
L'ONU SUR LES
CRIMES COMMIS
EN R.D.CONGO.


Shirt du Fémicide


ETANT DONNE QUE TOUT ETRE HUMAIN, AUSSI PUISSANT SOIT-IL, EST NE D'UNE FEMME, TOUTES LES FEMMES DEVRAIENT ETRE RESPECTEES ET PROTEGEES !

TEMOIGNAGES

Ces temoignages proviennent des victimes elles-mêmes ou de docteurs les ayant traitées ou encore de psychologues les ayant écoutées.
Les personnes au coeur sensible devraient s'abstenir de les lire.

Témoignage du Docteur.

La fille avait 14 ans. Elle était de Shabunda. Elle avait été violée par plusieurs miliciens Rwandais depuis qu'elle avait 12 ans.
Elle fût amenée à l'hôpital avec des blessures graves dans ses organes génitaux suite à ces viols desquels d'ailleurs elle était tombée enceinte. Elle avait mème la fistule suite à tout cela et à son accouchement à un jeune âge.
Le Docteur lui fit une opération chirurgicale pour réparer ses organes.
Pendant sa convalescence, elle devint proche du docteur et l'appelait même maintenant Papa. Certains matins, elle se leverait, s'arrangerait bien les cheveux et le visage, se regarderait dans le mirroir et demanderait au Docteur : "Papa, ne suis-je pas jolie ?
Le Docteur était heureux du recouvrement moral de sa patiente dont il doutait malgré les recouvrement physique.
Mais le temps de la guérison complète et du depart finit par arriver. La pauvre fille ne voulait pas partir. Elle ne voulait plus quitter son "Papa". Mais il n'y avait pas de place pour la garder à l'hôpital. Son "Papa" dût lui parler pour la convaincre de partir, car il fallait de la place pour traiter les autres qui n'arrêtaient de venir. Elle craignait de se retrouver face aux mêmes monstres qui l'avaient torturée sexuellement. Mais le Docteur lui promit que Dieu allait la protéger. Elle accepta alors de retourner chez elle.
Trois ans plus tard, avant une opération chirurgicale, le Docteur la reconnut sur le lit d'opération. Elle avait été ramenée cette fois-ci dans un coma après d'autres viols plus graves que les précédents et des infections sérieuses dans ses organes génitaux.
Elle fût reanimée mais les tortures auxquelles elle avait été infligée cette-fois ci étaient plus graves. Sa fistule ne pouvait être réparée cette fois; elle devait vivre le reste de sa vie dans l'incontinence.
Le pire, c'est que cette fois-ci, elle était aussi séropositive, infectée du VIH.
Qu'est-ce que le Docteur, "son Papa", lui dirait maintenant ?


Témoignage d'une victime.

La femme portait un sac plastique. Elle rencontra l'activiste Christine Deschryver et la supplia de l'écouter.
Christine était pressée mais accepta de l'écouter. La femme ouvrit son sac et montra deux crânes.
Christine, terrifiée, demanda ce que c'était.
La dame raconta comment pendant des semaines elle avait été prise en otage par des miliciens Rwandais comme esclave. Elle avait été enlevée avec ses 2 enfants.
A part leur servir d'esclave sexuelle à tous, elle devait leur préparer la nourriture, laver leurs vêtements et tout ce qu'ils voulaient.
Un jour, elle ne vit plus ses enfants et s'inquieta. Elle les chercha partout dans les proximités du camp de ses bourreaux mais ne les trouvait pas du tout. Après beaucoup d'hésitation, elle alla en parler au chef du camp et demanda s'ils pouvaient aider à retrouver ses enfants.
Le chef rit et lui rappela que la veille elle avait exprimé une joie de préparer de la viande pour les miliciens et d'en avoir mangé après si longtemps dans la brousse.
C'était la viande de ses enfants.
L'homme lui montra là où ils avaient jeté les restes de ses enfants près du camp.
Elle creusa dans les ordures enterrées et trouva donc les têtes de ses enfants.


Témoignage du Docteur.

Cette fois-ci la victime avait quelque chose de nouveau.
Le Docteur constata qu'à part la destruction de ses organes génitaux, ses deux mains étaient pendantes.
Le Docteur se demanda pourquoi ses mains auraient perdu leur sensibilité.
En fait, la victime avait été attachée par ses poignets entre deux poteaux au milieu de son village pendant plusieurs jours.
Tous ceux qui voulaient la violer n'avaient qu'à aller "se servir" sur la place publique. C'était "la femme de tout le monde" comme disent les miliciens.
Ce n'est qu'après qu'elle ait perdu connaissance qu'elle fût détachée des poteaux et que les villageois parvinrent à l'amener à l'hôpital.


Témoignage d'une Assistante Sociale d'Hôpital.

Une femme racontait ce que les miliciens Rwandais lui avaient fait. Elle avait été violée par une dizaine.
Une autre qui se trouvait à côté intervint demandant : "C'est ce que tu appelles viols ça ? C'est ce que tu appelles souffrir ça ?
Moi ils m'avaient enlevée pendant que j'étais au champ, avec mon enfant sur le dos. Nous étions à plusieurs. Ils nous amenèrent dans la brousse, vers leur camp mais le trajet était long. Mon bébé se mit à pleurer sur mon dos. Ils me demandè de le taire. Je leur dis qu'il fallait allaiter le bébé et que j'étais moi-même fatiguée et que j'avais soif. Ils m'obligèrent à ouvrir la bouche, ils pissèrent dedans. Je pleurais mais j'étais frappée pour obéir avec la menace constante d'être tuée.
Ensuite on devait continuer la marche et mon bébé continuait à pleurer. Ils me demandèrent de m'arrêter car ils savaient comment calmer les enfants. Je ne voyais pas ce qu'ils faisaient à mon enfant sur le dos mais il pleurait toujours.
Ils me demandèrent ensuite d'avancer et que l'enfant se calmerait. J'obeissais et avancais, avec mon enfant toujours sur le dos mais je me sentais retenue. L'enfant se calma effectivement mais je n'arrivais pas à avancer, ils me frappèrent pour avancer. Je ne savais pas qu'ils avaient mis une corde autour du cou de mon bébé et que j'étais en train de l'étrangler en avancant."
"Et je ne dis pas combien m'avaient violée . . ."

© Femicide 2008